Fibrillation atriale
La fibrillation atriale est un trouble du rythme cardiaque, au cours duquel les oreillettes se contractent de façon extrêmement rapide et anarchique, entraînant un rythme cardiaque le plus souvent rapide et irrégulier.
Il s’agit de la plus fréquente des arythmies cardiaques, dont la prévalence augmente avec l’âge, mais qui peut parfois survenir à un âge jeune. Il n’est pas toujours possible de déterminer la cause de cette arythmie, mais les facteurs de risque les plus connus en sont : l’obésité, le syndrome d’apnée du sommeil, l’hypertension artérielle et les pathologies cardiovasculaires.
Pour en savoir plus sur la fibrillation atriale, vous pouvez consulter le site dédié aux patients : https://toutsavoirsurlafa.fr.
Bien que 15 à 30 % des patients atteints ne la ressentent pas (asymptomatiques), elle entraîne le plus souvent des symptômes tels que : palpitations, essoufflements, fatigue, malaises. Elle peut également être à l’origine de la formation de caillots de sang, provoquant notamment des accidents vasculaires cérébraux (AVC). Son dépistage est donc très important et permettra de débuter un traitement anticoagulant, qui protégera contre ce risque d’accident vasculaire.
Chez les patients symptomatiques, l’autre enjeu de la prise en charge est de soulager les symptômes, en supprimant les accès d’arythmie. Pour cela, différentes options sont possibles :
- Traitement médicamenteux (dit anti-arythmique).
- Prise en charge interventionnelle : Ablation par cathéter
Cette intervention consiste à effectuer des brûlures dans l’oreillette gauche, en passant par une veine du pli de l’aine (veine fémorale), puis en traversant le septum inter-atrial séparant les deux oreillettes (ponction transseptale). L’objectif est d’isoler ou détruire les zones responsables de la fibrillation atriale.
Cette intervention est pratiquée depuis la fin des années 1990, mais son environnement technologique et ses résultats ont considérablement évolué depuis cette date. Elle est aujourd’hui une procédure courante, sûre et efficace, avec un taux de guérison à 1 an compris entre 75 et 80 % pour les formes paroxystiques (survenant par crises) de la maladie.
Nous pratiquons cette intervention quotidiennement au sein de l’hôpital privé Nancy Lorraine, où elle est effectuée avec un logiciel de cartographie tridimensionnelle, sous anesthésie générale.

